EN DIRECT - Manifestations : Macron recevra les organisations lycéennes vendredi à 15h00
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Le président souhaite «écouter leurs revendications et inquiétudes» après les derniers rassemblements émaillés de violences, a annoncé jeudi l’Élysée. Emmanuel Macron a annoncé jeudi que seules les manifestations organisées par des syndicats seraient autorisées samedi.
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FAITS ESSENTIELS
«La tension est maximale» pour le maire de Marseille avant ce week-end de manifestations
Le maire socialiste de Marseille, Benoît Payan a tenu à rappeler, après les discussions avec le premier ministre ce jeudi, que malgré les mesures qui allaient être mises en place ce week-end, «le risque zéro n’existe pas, donc pour moi la tension est maximale. L’attention avec deux orthographes, vous me comprenez».
Il a ajouté qu’il fallait des réponses politiques face aux émeutes, aux pillages et à la casse tout en précisant vouloir qu’on puisse «manifester en toute sécurité dans ce pays».
Le maire de Lyon considère que le gouvernement est «dans une bonne direction»
Grégory Doucet, le maire Les Écologistes de Lyon a considéré ce jeudi que le gouvernement allait dans la «bonne direction» à la suite de l’échange qu’il a pu avoir avec Sébastien Lecornu lors d’une réunion à Matignon. «J’ai eu en face de moi un premier ministre qui a pris le temps de nous écouter et qui a pris le temps de nous répondre sur l’ensemble des sujets qu’en bien même il a aussi renvoyé, et c’est normal, aux préfectures [...] pour ce qui est des discussions concrètes.» a-t-il expliqué.
Il a aussi nuancé son propos en ajoutant qu’il allait aussi «écouter avec beaucoup d’attention les mesures concrètes qui vont être proposées» dans les prochaines 48 heures. Pour lui, la priorité reste de répondre au mouvement lycéen.
Emmanuel Macron recevra les organisations lycéennes vendredi à 15H
Emmanuel Macron recevra des «lycéens et des représentants d’organisations lycéennes» vendredi à 15H à l’Élysée afin d’«écouter leurs revendications et inquiétudes» après les manifestations émaillées de violences, a annoncé jeudi la présidence.
Seront présents des membres des «principales associations qui portent la parole des lycéens, dans la diversité de leurs points de vue» et des Conseils académiques de la vie lycéenne (CAVL), a-t-on ajouté. Les organisations lycéennes organiseront un point presse à proximité du palais de l’Élysée à la sortie de cette réunion, ont-elles indiqué de leur côté.
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Annecy : le maire annonce un couvre-feu pour les mineurs et demande l’interdiction des manifestations en centre-ville samedi
Le maire d’Annecy Antoine Armand annonce qu’il prendra un arrêté de couvre-feu pour les mineurs à l’occasion de la manifestation prévue samedi. «J’ai demandé au préfet qu’aucune manifestation ne se déroule dans le périmètre commerçant et du centre-ville», écrit-il également sur X, alors que la mobilisation du 17 octobre avait été marquée par des heurts et des pillages dans la ville.
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Français, homme, 18-25 ans : le profil type des personnes écrouées après les violences
Homme entre 18 et 25 ans, de nationalité française, inconnu de la justice, incarcéré pour vol lors de pillages ou violences envers les policiers: une note de la Chancellerie consultée par l’AFP dresse le profil type de 186 personnes écrouées dans le cadre des violences urbaines.
Au total, 217 personnes ont été incarcérées en France après les violences et pillages du week-end dernier, a annoncé jeudi le ministre de la Justice Gérald Darmanin. La note de la Chancellerie prend en compte 186 personnes incarcérées entre le 18 et le 21 octobre.
Selon cette note, 95% des personnes placées en détention provisoire sont des hommes, 68% ont 25 ans ou moins (les 18-20 ans représentant la majorité) et 70% sont de nationalité française, presque tous nés en France. 52% n’ont pas d’antécédents. Trois profils se dégagent, selon la note : le pilleur représente 46% des cas, l’émeutier face aux forces de l’ordre 26%, et 10% ont un profil mixte. Les autres relèvent d’autres faits.
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Le maire de Paris juge le cadre de travail «plus satisfaisant» avec le gouvernement
Le maire PS de Paris, Emmanuel Grégoire, a estimé jeudi que «les premières orientations» du dialogue avec le gouvernement donnent «un cadre satisfaisant» de travail avant la manifestation de samedi. «Les premières orientations sont de nature à recréer un cadre de travail plus satisfaisant entre les villes et l’État», a déclaré le maire PS de Paris en sortant d’un rendez-vous avec le premier ministre. «C’est un premier échange, il y a encore beaucoup de travail à faire».
«On a partagé nos préoccupations sur la journée de samedi», a-t-il dit, face à une menace «protéiforme» avec encore «des risques d’infiltration, des risques de violence», a-t-il dit. «Ce serait facile de ma part de leur jeter la pierre, et ce serait irresponsable, parce que la situation est évidemment difficile pour tout le monde», a-t-il dit.
Il a indiqué avoir insisté avec les deux autres maires sur le besoin de «réponse politique» face à une «crise politique». «Si des casseurs, si des agents qui veulent déstabiliser l’État s’y greffent, c’est parce qu’il y avait un mouvement social qui aujourd’hui n’a pas de réponse politique à la hauteur de ce qui l’attend», a-t-il ajouté. Il s’est dit «très concentré» avant le week-end. «Si on s’y met tous, on y arrivera», a-t-il dit avant de rejoindre l’Hôtel de Ville pour un échange avec environ 400 personnes.
Un couvre-feu dans certains secteurs de Paris toutes les nuits jusqu’à lundi matin
Un couvre-feu dans certains secteurs de Paris toutes les nuits jusqu’à lundi matin, annonce la préfecture de police. L’arrêté interdit « la présence des majeurs comme des mineurs, dans les périmètres de la Place de la République et du secteur des Halles chaque jour entre 23h et 6h le lendemain, du 22 au 25 octobre».
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L’Arcom appelle télés et radios à un «traitement rigoureux et équilibré»
L’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel, a demandé aux chaînes de télévision et aux radios de veiller à un «traitement rigoureux et équilibré» des manifestations et des violences, en indiquant avoir été saisi au sujet de plusieurs séquences.
L’Arcom a annoncé dans un communiqué avoir écrit aux télévisions et aux radios pour «les appeler à la plus grande vigilance dans le traitement des manifestations et des troubles à l’ordre public survenant depuis le 17 octobre». «Saisie de nombreuses fois ces derniers jours, l’Arcom a engagé l’instruction de plusieurs séquences en vue, le cas échéant, d’éventuelles interventions auprès des chaînes ou sanctions», a poursuivi le régulateur.
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La LDH demande à l’ONU d’envoyer une mission d’observation lors des prochaines manifestations
La Ligue des droits de l’homme (LDH) a réclamé jeudi l’envoi en France d’une mission d’observation sous l’égide des Nations unies lors des prochaines manifestations, alors que l’action des forces de l’ordre fait l’objet de mises en cause. «La LDH saisit le Comité des droits de l’enfant de l’ONU et en appelle au Haut-Commissaire aux droits de l’homme pour qu’il effectue une mission d’observation des manifestations qui vont se dérouler, afin que manifestantes et manifestants puissent s’exprimer pacifiquement», explique l’organisation de défense des droits humains.
Cette demande est portée face à «l’urgence d’une indispensable protection à apporter pour l’exercice de la liberté de manifester, pour le respect de l’intégrité physique et de la sécurité des personnes qui seront dans la rue», précise le communiqué, qui juge le maintien de l’ordre de ces dernières semaines «particulièrement chaotique et incohérent». Elle pointe du doigt l’utilisation par les forces de l’ordre d’armes dites «sublétales» ayant déjà «provoqué des mutilations» (lanceurs de balles de défense, grenades de désencerclement..), ainsi que la multiplication des forces qui seront mises en place le week-end prochain.
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«Ce que j’ai vu aujourd’hui, c’est l’impuissance de l’État», affirme Raphaël Glucksmann
«Ce que j’ai vu aujourd’hui, c’est l’impuissance de l’État», s’est insurgé le candidat à la présidentielle sorti vainqueur de la primaire de la gauche, Raphaël Glucksmann, en quittant la réunion organisée à Matignon. Il a déploré l’absence de réponses aux questions soulevées par son parti.
À la question s’il était rassuré par le dispositif de sécurité prévu lors des manifestations samedi, il a répondu que «franchement, non, parce que nous n’avons pas eu de réponses à nos questions. Comment se fait-il que de tels mouvements ne soient pas détectés ? Comment se fait-il qu’on ait un dispositif de sécurité aussi inadapté ?».
Les musées du Louvre, d’Orsay et Picasso fermés samedi
Les musées parisiens du Louvre, d’Orsay, Picasso et le Grand Palais seront exceptionnellement fermés samedi en raison des manifestations prévues dans la capitale française, a annoncé jeudi le ministère de la Culture dans un communiqué.
En vue de cette nouvelle journée de mobilisation nationale, le ministère appelle également «l’ensemble des établissements placés sous sa tutelle» à prendre toutes les mesures pour assurer «la sécurité des visiteurs», «la protection des agents» et «la préservation des œuvres».
Les manifestations interdites samedi à Nice et Montpellier
Nice, la cinquième ville de France, a également interdit «tous les regroupements et manifestations revendicatives» samedi dans le centre-ville. Le préfet des Alpes-Maritimes rappelle qu’un couvre-feu est en vigueur depuis lundi pour les mineurs, à partir de 21H jusqu’à 6H du matin.
A Montpellier, une manifestation déclarée en préfecture pour samedi a été finalement interdite et les tramways -qui avaient subi des caillassages samedi dernier- ne circuleront pas. «Les rassemblements et attroupements» seront par ailleurs interdits dans le centre de Montpellier samedi entre 8H et 22H sur un périmètre élargi, a ajouté la préfecture de l’Hérault. Un couvre-feu concernera en outre les mineurs non accompagnés dans les centres-villes de Montpellier et de Béziers vendredi et samedi soir.
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Émeutes : très remontés contre le gouvernement et LFI, les Français soutiennent largement leur police
Depuis les émeutes du week-end dernier, le gouvernement est sommé de rendre des comptes. Et à deux jours d’un «acte II» prévu samedi, l’exécutif est plus que jamais sous pression. D’où un «niveau de mobilisation» des forces de l’ordre renforcé, et calibré pour être environ «20% supérieur» à celui de samedi dernier, selon Beauvau. Il faut dire que, selon notre sondage Odoxa-Backbone pour Le Figaro, les Français s’en prennent très largement au gouvernement (77%) et à La France Insoumise (69%) pour les récentes violences urbaines. Sans surprise, ce sont les sympathisants mélenchonistes (91%) et lepénistes (86%) qui jugent le plus sévèrement l’État alors que, à l’inverse, la droite (92%) et le centre (97%) pointent du doigt les Insoumis.
Les Écologistes «encore plus inquiets» et «en colère» à la sortie de Matignon, dit Tondelier
«On sort de cette réunion encore plus inquiets [...] et en colère», a indiqué la candidate écologiste à la présidentielle, Marine Tondelier, en sortant de la réunion organisée à Matignon, qu’elle qualifie de «lunaire». «On a été très déçus parce que, dans ce genre de réunion, on sort rarement avec des réponses, mais souvent on a des éléments d’analyse qui peuvent être intéressants», ce qui n’était pas le cas aujourd’hui, ajoute-t-elle.
Pas de transport en commun, un couvre-feu élargi et les manifestations interdites à Marseille le 24 octobre
Dans un communiqué de presse, le préfet des Bouches-du-Rhône Jacques Witkowski a annoncé interdire toutes les manifestations déclarées ou non déclarées ce samedi dans les Bouches-du-Rhône, «pour des raisons évidentes de sécurité et de disponibilité des forces de sécurité intérieure».
Par ailleurs, l’ensemble des transports en commun sera suspendu de samedi 5 heures du matin à dimanche 5 heures du matin dans toute l’agglomération marseillaise, mais aussi en direction des zones commerciales périphériques, comme Plan-de-Campagne, Vitrolles, Aubagne et Miramas, entre Aix-en-Provence et Marseille, entre Aix-en-Provence et Salon-de-Provence et entre Marseille et Salon-de-Provence.
La préfecture interdit par ailleurs le port d’équipements de protection individuelle, le transport de carburant et la vente, le port et le transport d’armes par destination.
Un couvre-feu est élargi à l’ensemble de la population et entrera en vigueur le samedi 24 octobre vers 23 heures et jusqu’à 5 heures du matin. À Marseille, son périmètre s’étend aux bâtiments publics et institutionnels, comme la mairie, la préfecture ou le tribunal.
Réunion à Matignon : Lecornu «a fait perdre du temps au pays», dénonce Manuel Bompard
Le coordinateur national de La France insoumise Manuel Bompard a fustigé jeudi, à sa sortie de Matignon, une réunion qui a «fait perdre» du temps au pays en raison, selon lui, du refus du premier ministre Sébastien Lecornu d’aborder les revendications sociales des manifestants.
Lors de cette réunion, consacrée au maintien de l’ordre, le Premier ministre «à aucun moment n’est rentré dans le débat précis sur les revendications des jeunes, sur les revendications du pays, sur la colère, sur la souffrance sociale», a dénoncé Manuel Bompard, en pointant une «stratégie qui consiste à perdre du temps».
Violences à Paris : la famille de l’homme décédé samedi réclame des résultats d’autopsie «au plus vite»
La famille de l’homme de 59 ans décédé samedi pendant les violences à Paris réclame que les résultats de son autopsie soient communiqués «au plus vite» par le parquet, qui a ouvert une enquête en recherches des causes de la mort, a déclaré jeudi son avocat à l’AFP.
«Nous demandons ces résultats d’autopsie dès qu’elle aura été effectuée, pour connaître les causes de la mort», a insisté Me Youri Krassoulia, mandaté par la conjointe du défunt, un intermittent du spectacle «sans problème cardiaque». «Personne ne nous tient au courant de ce qu’il se passe. Personne ne veut nous donner d’information plus précise», a-t-il déploré.
Une enquête pour «recherches des causes de la mort» a été ouverte par le parquet pour déterminer les circonstances de la mort de cet homme qui, selon les premières constatations rapportées par le ministère public, aurait succombé «des suites d’un probable malaise» près de République. L’homme est décédé rue du Château-d’Eau, une artère qui part de la place de la République, l’un des épicentres des violences de samedi. Son corps a été transporté à l’institut médico-légal, avait précisé le parquet.
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Incendie à l’université de Rouen: un étudiant mis en examen et écroué
Un étudiant d’une vingtaine d’années a été mis en examen jeudi pour «destruction par incendie» et placé en détention provisoire pour avoir participé à l’incendie de l’université de Rouen le 17 octobre, selon le parquet de la ville. Durant sa garde à vue qui avait débuté mardi matin, l’étudiant «a gardé le silence», précise le procureur de la République de Rouen Sébastien Gallois dans un communiqué.
Le jeune homme a le profil d’un étudiant «a priori banal» et «n’a pas agi seul, donc les enquêteurs vont devoir identifier avec qui il a pu monter ce projet» d’incendie de l’Espace Michel Serres, avait expliqué le procureur mardi devant des journalistes sur le campus de la faculté des lettres de Rouen à Mont-Saint-Aignan (Seine-Maritime). Le magistrat y accompagnait le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste, en visite sur le campus.
C’est notamment l’exploitation des images de vidéosurveillance qui a permis d’identifier rapidement le suspect. Il vit sur le campus de Mont-Saint-Aignan, «presque en face du bâtiment qui a été brûlé», selon le procureur de Rouen.
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Violences des 17-18 octobre : 217 personnes incarcérées, annonce Darmanin
217 personnes ont été incarcérées parmi les 2700 placées en garde à vue après les violences et pillages du week-end dernier en France, a annoncé le ministre de la Justice Gérald Darmanin jeudi à Fleury-Mérogis (Essonne). «C’est vraiment une réponse extrêmement ferme qui ne connaît pas d’équivalent», a estimé Gérald Darmanin, qui a précisé que la moitié des détenus n’avaient aucun casier judiciaire.
Congrès du RN à Orléans : «20.000 à 30.000» opposants «de toute la France» attendus samedi
Le préfet du Loiret Hugues Moutouh a annoncé jeudi que «20.000 à 30.000 personnes venues de toute la France» sont attendues samedi pour les mobilisations contre le congrès du RN à Orléans. Parmi ces opposants, «2.000 à 3.000 éléments radicaux» sont attendus, a ajouté le préfet. Près de 3.000 membres des forces de l’ordre seront «déployés sur le week-end»
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À Marseille, le maire Benoît Payan «conseille aux commerçants de ne pas ouvrir si cela venait compromettre leur sécurité» samedi, plusieurs équipements municipaux fermés préventivement

Selon la mairie de Marseille, Benoît Payan «conseille aux commerçants de ne pas ouvrir si cela venait compromettre leur sécurité» ce samedi, et ce «dans les zones concernées». «Le maire a expliqué que sa priorité absolue était la protection des personnes», poursuit cette même source. «Certains équipements municipaux n’ouvriront pas pour des raisons de sécurité des agents, des commerçants et de tous les Marseillais», apprend-on du côté de la mairie. Benoît Payan rencontre ce jeudi le Premier ministre aux côtés des maires de Paris et Lyon.
Dans un courrier adressé à Matignon que Le Figaro s’est procuré, le maire affirme que «le dispositif de sécurité déployé n’était pas à la hauteur de la situation.» Benoît Payan demande notamment à Sébastien Lecornu «la mise en place d’un dispositif exceptionnel d’indemnisation, garantissant la prise en charge intégrale des dommages matériels directement liés à ces violences», ainsi qu’un «mécanisme spécifique de compensation des pertes d’exploitation».
Par Mathilde Ceilles, à Marseille.
Violences urbaines : Emmanuel Macron se déplacera vendredi auprès des forces de l’ordre, annonce l’Élysée
Emmanuel Macron effectuera vendredi un déplacement «auprès des forces de l’ordre», après un week-end émaillé par les violences en marge des manifestations du 17 octobre, et avant un nouveau week-end de mobilisation, a annoncé jeudi l’Élysée, sans plus de précisions.
Ce déplacement sera l’occasion pour le chef de l’État de montrer son soutien aux forces de l’ordre, dont les effectifs samedi seront 20% supérieurs à ceux qui avaient été mobilisés, et souvent pris de court, le 17 octobre. Le chef de l’État présidera également vendredi un conseil de défense pour faire le point sur les moyens sécuritaires déployés le 24 octobre.
Congrès du RN à Orléans : le rassemblement «Ciao fachos» et toute manifestation interdits dimanche
La préfecture du Loiret a annoncé ce jeudi midi interdire le rassemblement prévu dimanche au nom du collectif «Ciao fachos», et qui devait se rapprocher de la salle CO’Met, au sud de la ville, où se tiendra le congrès du RN. Toute autre manifestation sera également proscrite dimanche dans l’agglomération, de 7h à 22h. La préfecture indique avoir pris cette décision en raison de craintes de troubles à l’ordre public.
La coordination des Gilets jaunes ne se joindra pas au cortège de la CGT samedi à Paris
La coordination des Gilets jaunes ne se joindra pas au cortège de la CGT entre Bastille et Nation, lors de la manifestation déclarée samedi. Benjamin Ball, l’un de ses visages de cette coordination, assure au Figaro qu’il s’y rendra «à titre personnel», notamment pour «protéger [son] fils». Une conférence de presse est prévue à midi place de la Bastille, avec «des porte-paroles de la coordination des Gilets jaunes et de nombreux secteurs mobilisés». Mais Benjamin Ball précise qu’«il n’y a pas d’appel» à rejoindre le cortège : «chacun est libre de rejoindre ou non» la manifestation.
Pillages à Bordeaux : sacs, chaussures et parfums retrouvés lors de perquisitions
À Bordeaux, la police nationale multiplie les perquisitions chez les suspects depuis les pillages du samedi 17 octobre. Sacs à main en ribambelle, chaussures, parfums, matériels numériques... De nombreux objets volés ont été récupérés et placés sous scellés à l’hôtel de police de Meriadeck dans l’attente de l’identification de leur propriétaire. Les commerçants concernés seront contactés par le bureau de sécurité du quotidien pour les récupérer.
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La justice suspend l’interdiction de la manifestation prévue par l’Interfac à Paris jeudi
La justice administrative a suspendu en urgence l’arrêté de la préfecture de police de Paris interdisant une manifestation organisée jeudi par l’Interfac Ile-de-France, qui regroupe des étudiants d’assemblées générales d’universités, entre la Pitié-Salpétrière et Bastille à partir de 14H00.
«L’arrêté est suspendu», a déclaré le juge des référés du tribunal administratif de Paris à l’issue de l’audience, sans entrer dans le détail de la motivation de sa décision, a constaté une journaliste de l’AFP. Les membres de l’Interfac se rendaient progressivement au lieu de rendez-vous.
Nantes : lycéens et étudiants manifestent, le blocage de l’université se poursuit

Malgré les congés de la Toussaint, quelques centaines de jeunes ont battu le pavé de la sixième ville de France, jeudi matin. La mobilisation se poursuit également sur les campus nantais, en dépit de l’évacuation, la semaine dernière, du bâtiment Censive mis à sac.
Une ponctuation entre deux week-ends sous haute tension. Un cortège d’environ 400 étudiants et lycéens encadré de près par les forces de l’ordre s’est élancé jeudi matin à Nantes sous des pancartes « Le peuple en a marre » et « se rebeller c’est réfléchir », pour une nouvelle journée de mobilisation ponctuée de blocages d’universités.
« On lutte pour tous les étudiants, pour défendre l’université contre le manque de moyens. Et le ras-le-bol est général. En arrêtant de manifester, on donnerait raison au gouvernement », a expliqué à l’AFP Salomé Chaigne, étudiante de 20 ans. « On porte les mêmes revendications depuis le début du mouvement et c’est important de montrer qu’on reste mobilisés pendant les vacances, que rien n’a changé », ajoute Axel, 18 ans, membre de la coordination lycéenne de Nantes. Après la mobilisation de samedi et les « choix incompréhensibles de l’exécutif en matière de répression », « être là est plus important que jamais ». « Notre message n’est pas un appel à la casse mais un appel au secours : les établissements publics sont délaissés », poursuit le jeune homme. Emma, lycéenne de 15 ans, tient aussi à montrer que sa détermination reste intacte : « Ce qu’on veut c’est être écouté, ce n’est pas parce qu’on est jeunes que notre voix ne doit pas être entendue. »
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Manifestations samedi : la mairie de Paris appelle la population «à la plus grande vigilance»
La mairie de Paris a appelé jeudi la population «à la plus grande vigilance» samedi face «aux risques de nouvelles violences commises par des casseurs sans lien avec le mouvement social», après les dégradations et pillages de grande ampleur du week-end dernier.
«La Ville prend dès ce jeudi plusieurs mesures préventives sur l’espace public, renforce la mobilisation de ses agents pour ce week-end et appelle les habitants et les commerçants à prendre quelques précautions simples», écrit la mairie dans un communiqué. Elle recommande notamment de «rentrer» poubelles, vélos, terrasses et mobilier extérieur «dès samedi midi».
À Sciences Po Paris, les gendarmes mettent fin au blocage du campus après une intervention matinale
Sciences Po Paris a été bloqué en début de matinée ce jeudi 22 octobre. Selon des étudiants présents, les gendarmes étaient sur le terrain à l’aube, ce qui a empêché les bloqueurs de couper les accès à la rue Saint-Guillaume. En solution de repli, la trentaine de bloqueurs se serait assis devant les portes du prestigieux établissement parisien. Les gendarmes présents en nombre, une quarantaine selon les étudiants interrogés, sont intervenus peu après 8h et ont débloqué le campus.
Nantes : lycéens et étudiants manifestent, le blocage de l’université se poursuit
Après une fouille des sacs et une vérification des cartes étudiantes, les jeunes ont pu pénétrer dans l’établissement. Résultat : annulation des cours de 8 heures à 10 heures et reprise normale des enseignements ensuite. «C’était très calme, les gendarmes savent faire donc il n’y a pas eu vraiment de problèmes», assure Mathis, en master à Sciences Po et présent ce matin.

Par Romain Mercier, à Paris.
À Orléans, le maire annonce un «dispositif exceptionnel» en marge du congrès du RN

En conférence de presse ce mercredi, l’édile (DVD) de la préfecture du Loiret Serge Grouard a annoncé un «dispositif de sécurité exceptionnel pour assurer la protection d’Orléans» en marge du congrès du Rassemblement national. «Il faut un dispositif qui ne laisse pas casser, qui intervienne, qui réprime. On n’attend pas l’arme au pied qu’on vienne tout nous casser», a déclaré Serge Grouard, précisant que «plusieurs dizaines de milliers d’opposants» sont toujours attendus, dont le maire (LFI) de Saint-Denis, Bally Bagayoko, et la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet.
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Si la majeure partie du dispositif est maintenue secrète, plusieurs mesures préventives ont été rendues publiques comme l’interdiction de stationner en centre-ville, l’arrêt des trams ou le retrait du mobilier public.
Emmanuel Macron réunira un conseil de défense vendredi
Emmanuel Macron réunira un conseil de défense vendredi. «Suite à la réunion d’aujourd’hui, pour bien préparer les choses, un conseil de défense sera réuni demain sous mon autorité et nous prendrons des décisions supplémentaires», a-t-il déclaré.
Seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées samedi, annonce Emmanuel Macron
Seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées samedi et sur des tracés qui protégeront «les commerces et les bâtiments publics», a indiqué jeudi Emmanuel Macron à l’issue d’une réunion avec les services de renseignement.
«La recommandation générale, c’est qu’il n’y ait pas de manifestation dans les jours à venir. Les gens qui veulent continuer à manifester, quand ce sont des organisations syndicales, les préfets proposeront des tracés alternatifs. Quand ce ne sont pas des organisations syndicales, partout où on le peut, on interdira», a annoncé le chef de l’État qui réunira un conseil de défense vendredi matin.
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Par ailleurs, Sébastien Lecornu réunira lundi «les organisations lycéennes, étudiantes, enseignantes, syndicales, patronales, les collectivités territoriales et les parlementaires pour que le dialogue et le travail se poursuivent sur les demandes et les revendications légitimes».
Violences du 17 octobre : Emmanuel Macron dénonce une volonté de l’ultragauche de «faire tomber la République»
«Il est évident qu’il y a eu des défauts d’anticipation et des éléments de surprise samedi dernier», a déclaré Emmanuel Macron à l’issue du conseil de sécurité convoqué ce matin à la suite des violences du 17 octobre.
Emmanuel Macron a également dénoncé jeudi des «actes séditieux» de groupes «d’ultragauche» d’une «extrême dangerosité» visant à «faire tomber la République» et des «actes de délinquance» réclamant aussi «la plus grande dureté», dans les violences et pillages commis en marge des manifestations contre la «vie chère» samedi.
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«Nous avons eu tout à la fois des actes politiques et même séditieux qui ont été conduits par des groupes organisés d’ultragauche qui visent à faire tomber la République», a-t-il dit à l’issue d’une réunion à l’Élysée avec l’ensemble des services de renseignement, accusés d’avoir mal anticipé la mobilisation. «C’est ce qui est assumé par ces derniers, avec une extrême dangerosité, une très grande violence et une planification. Et à côté de cela des actes de délinquance sur lesquels nous devons aussi avoir la plus grande dureté mais qui ne sont pas de la même nature», a-t-il souligné.
Paris : parcours de manifestation validé entre Bastille et Nation, interdit vers Opéra, annonce la préfecture de police
La manifestation déclarée pour samedi à Paris entre la place de la Bastille et celle de Nation, organisée à l’initiative notamment de la CGT, «pourra se tenir» samedi, a indiqué jeudi la préfecture de police.
Deux parcours de manifestation avaient été déclarés, a précisé la PP, qui indique que celui du collectif étudiant Interfac et de plusieurs gilets jaunes, reliant Bastille à la place de l’Opéra, «fera l’objet d’un arrêté d’interdiction».
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Bordeaux : la préfecture autorise la police à filmer les manifestations par drone
Alors que la coordination nationale étudiante appelle à poursuivre aujourd’hui les manifestations, la préfète de la Gironde, Sophie Brocas, a pris un arrêté autorisant la police nationale à capter et transmettre des images par drones ce jeudi 22 octobre, de 12 heures à 20 heures, dans le centre-ville de Bordeaux.
Interdiction de «toute manifestation» à Lyon samedi
«Dans le cadre de l’appel à mobilisation qui circule et au vu des évènements du 17 octobre dernier, le préfet a pris la décision d’interdire par arrêtés toute manifestation dans la ville de Lyon ce samedi 24 octobre», vient d’indiquer par communiquer la préfecture du Rhône.
Mairie incendiée à Limoges : un second suspect, âgé de 66 ans, arrêté dans la Creuse
Un second suspect, âgé de 66 ans, a été interpellé jeudi matin dans la Creuse, après celle d’un trentenaire mardi en Haute-Vienne, dans l’enquête sur l’incendie volontaire de la mairie de Limoges samedi, a annoncé le parquet.
Le premier homme arrêté est désormais mis en cause pour tentative de meurtre sur des policiers qui se trouvaient dans l’édifice lors de la mise à feu et sa garde à vue a été prolongée de 48 heures, a précisé la procureure Émilie Abrantes dans un communiqué. L’hôtel de ville de Limoges, un bâtiment inauguré en 1883 et classé, a été en grande partie détruit par les flammes lors de la mobilisation du 17 octobre.

Mobilisation sociale samedi : «20 %» de forces de l’ordre en plus par rapport au 17 octobre
Le niveau de mobilisation des forces de l’ordre pour la journée de mobilisation sociale samedi sera «20% supérieur» à la semaine dernière, a annoncé jeudi le ministre délégué auprès du ministère de l’Intérieur Jean-Didier Berger.
«On est sur un niveau de mobilisation de 20 % supérieur à ce qu’il était la semaine dernière», a déclaré Jean-Didier Berger sur BFMTV, rappelant que le dispositif prévu allait être renforcé par les militaires de la force Sentinelle, des unités d’élite de la police et de la gendarmerie, comme le Raid, le GIGN ou la BRI, ainsi que des hélicoptères et des blindés.
«Si l’État n’intervient pas, il va y avoir un drame» : les commerçants de toute la France s’organisent avant l’acte II des «gilets jaunes»
Il y a ceux qui ont déjà tout perdu et ceux qui ne veulent pas être les prochains sur la liste. «C’est simple, je n’ouvrirai pas ce samedi. Et je n’ouvrirai même peut-être plus jamais le week-end», explique Antoine, gérant de l’Atelier Amelot. Durant plusieurs heures dans la nuit de samedi à dimanche, de trop longues heures, sa boutique de personnalisation de vêtements de la rue Amelot (11e) a été pillée, d’abord par les casseurs, puis par des badauds qui passaient par là, alors «non, hors de question de refaire du stock», lâche-t-il désabusé. Mardi, «il y avait 6 heures de queue au commissariat pour porter plainte», poursuit-il, alors que sa priorité est aujourd’hui de faire le point avec son assurance et tout nettoyer, avant de penser à demain.
Dans les rues sinistrées de la capitale, tout près de la place de la République, le long du canal Saint-Martin ou encore dans le Haut-Marais, alors que les stigmates des pillages commis ce week-end sont encore visibles, les commerçants s’organisent tant bien que mal. Les experts et les assureurs ne sont pas encore passés, les vitrines éventrées n’ont pas toutes été remplacées, mais déjà, une urgence s’impose : se barricader. L’objectif ? Ne pas revivre les mêmes scènes, ne pas subir ces violentes attaques sans aucun moyen de réagir, alors que les «Gilets jaunes» appellent à un acte II ce samedi 24 octobre. Panneaux en bois, grillages, alarmes, caméras de vidéosurveillance, agent de sécurité privé… Chacun y va de son arme de protection.
«Il y a quelques moments dans la vie, où il faut que les gens assument leurs responsabilités», assure Michel Barnier
Invité de Public Sénat, l’ancien premier ministre Michel Barnier plaide pour que «chacun assume ses responsabilités» après les événements du 17 octobre, ciblant le gouvernement. Jusqu’à réclamer la démission du premier ministre, Sébastien Lecornu ? «On a besoin de gouvernement, il ne faut pas créer de l’instabilité supplémentaire», argue-t-il, défendant comme le candidat Les Républicains (LR), Bruno Retailleau, la mise en place d’un état d’urgence. «Il y a quelques moments dans la vie, où il faut que les gens assument leurs responsabilités», assure-t-il encore, laissant planer le doute sur ce qu’il réclame.
«On est en train de mettre en place tout ce que les régimes illibéraux mettent en place», accuse Olivier Faure
Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Olivier Faure, se rendra cet après-midi à la réunion, organisée à Matignon par Sébastien Lecornu après les événements du week-end. «Le gouvernement glisse progressivement d’une réponse politique à une réponse exclusivement sécuritaire», accuse-t-il sur Franceinfo. Et assure qu’il «cherche à réparer ce qu’il n’a pas fait le week-end dernier». Le responsable socialiste, battu très largement à la primaire de la gauche, réclame 10 milliards d’euros pour les lycéens «qu’il faut échelonner».
Plusieurs couvre-feux ont été décrétés depuis lundi soir. «On est en train de mettre en place tout ce que les régimes illibéraux mettent en place», accuse l’ancien candidat à la présidentielle. «Nous sommes devenus un modèle pour les illibéraux. Vous trouvez ça normal qu’il y ait des couvre-feux dans notre pays ?», interroge-t-il.
Réunion des partis à Matignon : «je parlerai des sujets dont on ne veut pas parler» soutient Manuel Bompard
«LFI veut demander à Lecornu des excuses, des explications, pour le fiasco qu’a été la journée de samedi» à l’occasion de la réunion des partis cet après-midi à Matignon, affirme Manuel Bompard, coordinateur de la France insoumise sur le plateau de BFM RMC. «Je demanderai aussi des excuses pour les accusations prétendant que LFI est responsable des violences commises samedi.»
Interrogé sur l’affirmation de Jean-Luc Mélenchon de «pourrir la réunion», Manuel Bompard explique que par «pourrissement» il entend «parler des sujets dont on ne veut pas parler». «Je parlerai de l’abrogation de Parcoursup, des 10 millions à débloquer pour rénover notre service public de l’éducation, je défendrai les mesures à prendre contre la vie chère» détaille-t-il. «Lecornu veut nous enfermer dans un débat qui serait uniquement sur la police. Moi je veux lui parler des souffrances du peuple de France» revendique-t-il.
Aux questions d’appels à manifester samedi et de possibles scènes de violences, il défend coûte que coûte «le droit à manifester au-delà des violences». «C’est aux autorités de garantir de droit de manifester, et d’éviter les violences». À ses yeux, les mesures d’autodéfense auxquelles sont réduits certains commerçants et certains Français, sont «les conséquences du fiasco qu’a été la journée de samedi».
LFI veut demander à Lecornu des «excuses» et «des réponses politiques»
La France insoumise vient au rendez-vous à Matignon pour «demander des excuses», «des explications» et «des réponses politiques à la mobilisation du peuple français», écrit jeudi Manuel Bompard à Sébastien Lecornu, quelques heures avant la réunion entre le Premier ministre et les partis politiques.
Sébastien Lecornu doit recevoir en début d’après-midi les partis à Matignon, en présence de Laurent Nuñez (Intérieur), Gérald Darmanin (Justice), des responsables des services de renseignement et des forces de l’ordre. Il a promis la «transparence» sur «le déroulement» de la journée de violences et de chaos du 17 octobre.
«LFI veut demander à Lecornu des excuses, des explications, pour le fiasco qu’a été la journée de samedi» réaffirme ce matin Manuel Bompard, coordinateur de la France insoumise sur le plateau de BFM RMC. «Je demanderai aussi des excuses pour les accusations prétendant que LFI est responsable des violences commises samedi.»
Interrogé sur l’affirmation de Jean-Luc Mélenchon de «pourrir la réunion», Manuel Bompard explique que par «pourrissement» il entend «parler des sujets dont on ne veut pas parler». «Je parlerai de l’abrogation de Parcoursup, des 10 millions à débloquer pour rénover notre service public de l’éducation, je défendrai les mesures à prendre contre la vie chère» détaille-t-il. «Lecornu veut nous enfermer dans un débat qui serait uniquement sur la police. Moi je veux lui parler des souffrances du peuple de France» revendique-t-il.
Aux questions d’appels à manifester samedi et de possibles scènes de violences, il défend coûte que coûte «le droit à manifester au-delà des violences». «C’est aux autorités de garantir de droit de manifester, et d’éviter les violences». À ses yeux, les mesures d’autodéfense auxquelles sont réduits certains commerçants et certains Français, sont «les conséquences du fiasco qu’a été la journée de samedi».
«Il ne s’agit pas d’aller perturber le congrès» du RN, assure Olivier Faure
Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), lourdement défait à la primaire de la gauche, Olivier Faure, sera samedi à Orléans (Loiret) en manifestation «pour faire face au discours de Marine Le Pen». La quadruple candidate à la présidentielle organise son lancement de campagne dans la ville.
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«Il ne s’agit pas d’aller perturber le congrès, je n’ai pas l’intention de rentrer dans leur congrès», se défend-il tandis que des débordements sont craints, en marge du raout du parti. «Ce qui m’inquiète c’est la banalisation de l’extrême droite. Je ne souhaite aucune violence et je les condamne si elles devaient exister», assure le socialiste.
«On ne va pas tenir jusqu’aux présidentielles, Macron doit partir» s’insurge Robert Ménard, maire DVD de Béziers
«Plus personne ne croit Macron, ses propos sont complètement démonétisés» accuse Robert Ménard, maire DVD de Béziers au micro d’Europe1/CNews. Scandalisé que le président se soit rendu au concert de Céline Dion samedi, puis à Dubaï alors que la France était en proie au chaos, il soutient qu’Emmanuel Macron doit démissionner. «Il y a des choses qui s’appellent de la décence pour ton pays. On ne va pas tenir jusqu’aux présidentielles. Il faut qu’il parte» clame-t-il.
«Il a trompé les gens. Il a menti. Il s’est moqué des Français, et aujourd’hui c’est l’effet boomerang. Et quand tu aimes la France tu te tires. Tu avances les élections présidentielles de six mois» soutient-il.
Il alerte sur l’urgence de la situation parlant de «préguerre civile avec des guérillas urbaines». «Je connais des gens, comme vous et moi, qui ont acheté des armes». Le point de bascule ce sera quand les gens vont se tirer dessus» s’indigne-t-il.
Interrogé sur les manifestations prévues samedi 24 octobre, il répond qu’il «est sidéré du débat qu’il y a sur l’armée». «Il faut qu’elle soit déployée. Voir des militaires sentinelles ça calme les ardeurs» justifie-t-il. «Si la journée de samedi vire encore au chaos, oui je réclame l’état d’urgence» affirme-t-il.
Manifestations au congrès du RN : «Je n’entrave absolument rien», se défend Bally Bagayoko
Le maire Insoumis de Saint-Denis, Bally Bagayoko, a provoqué un tollé fin septembre en déclarant en marge des manifestations lycéennes que «la violence peut être légitime». Sur France Inter, ce jeudi, il persiste : «J’assume, je ne la regrette pas». Pour l’élu, la réponse sécuritaire du gouvernement n’est qu’une «approche symbolique», qui «écarte le regard et ne traite pas le problème de fond».
L’édile est aussi attendu samedi à Orléans (Loiret) pour manifester contre la tenue du congrès du Rassemblement national (RN). «Je n’entrave absolument rien. Le droit de manifester existe encore, en tant que citoyen, maire, j’irai me présenter. C’est aussi un moment démocratique», a-t-il défendu.
«Il faut avoir le courage de faire le lien entre immigration et insécurité», affirme Edwige Diaz
Élue sénatrice du Rassemblement national (RN) de Gironde en septembre dernier, Edwige Diaz se rendra à Matignon cet après-midi pour la réunion organisée par Sébastien Lecornu. «Nous avons accepté cette invitation de manière républicaine. Nous allons lui dire que le drame aurait pu être évité», avance la nationaliste sur TF1. Le parti plaide pour la mise en place des «peines planchers».
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La patronne des sénateurs RN au Palais du Luxembourg assure aussi après les événements du 17 octobre : «Il faut avoir le courage de faire le lien entre immigration et insécurité». Elle affirme s’être rendue dans les rues de Bordeaux dans la nuit de samedi à dimanche. «On ne parlait pas beaucoup français dans les rues de Bordeaux», a-t-elle prétendu.
Manifestations en Europe : Thaïlande et Malaisie déconseillent les voyages non essentiels
La Thaïlande a conseillé à ses ressortissants de reporter tout voyage non essentiel vers les pays d’Europe secoués par des manifestations, tandis que la Malaisie a également mis en garde ses ressortissants contre tout déplacement en France.
«Les personnes voyageant de Thaïlande vers l’Europe doivent suivre de près la situation, car elle évolue rapidement, et la France reste une source de préoccupation puisque la situation y est toujours en cours», a déclaré mercredi soir le ministre thaïlandais des Affaires étrangères, Sihasak Phuangketkeow, aux journalistes lors d’un déplacement en Italie.

Il a également fait part de ses inquiétudes concernant les manifestations en Italie, soulignant que son homologue italien avait dû annuler leur rencontre bilatérale en raison d’une réunion urgente consacrée aux troubles. «Nous sommes également préoccupés par l’Espagne», a indiqué le ministre thaïlandais. «Si ce n’est pas nécessaire, vu tout ce qui se passe dans ces pays, je pense qu’il vaut mieux reporter le voyage pour l’instant», a-t-il déclaré.
Manifestations interdites jeudi de 8h à 20h dans certains secteurs de Paris
La préfecture de police de Paris a pris mercredi un arrêté interdisant jeudi en journée les rassemblements et manifestations dans certains secteurs de la capitale dont l’Élysée, Matignon, l’Assemblée nationale, le Sénat, ainsi que des lieux touristiques comme le musée du Louvre et les Champs-Élysées.
«La présence et la circulation des personnes participant à des cortèges, défilés et rassemblements qui n’ont pas été déclarés dans les conditions fixées par la loi sont interdites» jeudi de 8h à 20h dans ces périmètres, selon l’arrêté. Sont également concernés les gares parisiennes, les places d’Italie, de la Bastille et de la République, Châtelet, les Halles, l’île de la Cité et le quartier des grands magasins.
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Acte II du 24 octobre : quel sera le parcours de la manifestation parisienne ?
Un représentant de la «coordination des gilets jaunes du 17 octobre» a indiqué ce mercredi avoir formellement déposé une déclaration pour défiler samedi à Paris, une semaine après une première manifestation ayant tourné au chaos dans la capitale et dans plusieurs grandes villes. «Je viens d’envoyer avec quelques collègues une déclaration en préfecture pour un parcours qui part de Bastille et qui va à Opéra», a ainsi affirmé sur France 2 Benjamin Ball, éditeur d’un site cartographiant les actions prévues en fin de semaine pour l’«Acte II» du mouvement.

Si ce principe était validé par les autorités, le cortège s’élancerait de la place de la Bastille entre 12h et 14h30, puis emprunterait le boulevard Beaumarchais jusqu’à la place de la République, avant de rejoindre les Grands Boulevards (Saint-Martin, Bonne-Nouvelle, Poissonnière et des Italiens) et de terminer sa course devant l’Opéra Garnier vers 18h.
«#BalanceTonCasseur» : sur les réseaux sociaux, des internautes s’improvisent justiciers pour démasquer les pilleurs du 17 octobre
Depuis quelques jours, des internautes s’inventent justiciers en publiant des captures d’écran et des montages vidéos permettant d’identifier clairement les visages de ceux qu’ils accusent d’avoir volé. Et pour ajouter une touche d’ironie à cette traque numérique, certains accompagnent leurs publications de rires enregistrés ou de musiques moqueuses, comme «Toc Toc, qui c’est qui est là ?» de Patrick Sébastien ou de célèbres paroles de Georges Brassens «Quand on est con, on est con».
Derrière ces posts devenus viraux, un même mot d’ordre : #BalanceTonCasseur. Un hashtag qui reprend la formule #BalanceTonPorc, popularisée en 2017 dans le sillage de l’affaire Weinstein, pour dénoncer le harcèlement et les violences sexuelles.
Derrière ces publications, des comptes tenus anonymement la plupart du temps. À l’instar de la page «Balancetoncasseur», créée mardi et déjà suivie par près de 300 personnes. Elle revendique ouvertement sa volonté de «dénoncer les casseurs et les pilleurs ». «Ils s’en prennent aux plus faibles, à ceux qui galèrent et ne peuvent pas se défendre», peut-on lire dans sa biographie TikTok. Un autre compte, existant avant le 17 octobre, «Let’s fucking go», inonde également le réseau social chinois de ces vidéos.
Lecornu reçoit les partis cet après-midi à Matignon
Sébastien Lecornu doit recevoir en début d’après-midi les partis à Matignon, en présence de Laurent Nuñez (Intérieur), Gérald Darmanin (Justice), des responsables des services de renseignement et des forces de l’ordre.
La réunion intervient après plusieurs jours de tensions lors desquels le chef du gouvernement a sommé les forces politiques de «choisir (...) entre la violence et la République», ciblant La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, accusée d’avoir attisé la colère, ce que le mouvement conteste.
Dans sa lettre aux présidents des partis pour les convier à Matignon, le premier ministre promet la «transparence» sur «le déroulement» du 17 octobre, y compris les «difficultés rencontrées» afin que «chacun puisse disposer des mêmes éléments d’information».
Défauts d’anticipation du 17 octobre : Macron a convoqué «l’ensemble des services de renseignement» à l’Élysée
Emmanuel Macron, rentré d’une tournée dans le Golfe, a convoqué à l’Élysée «l’ensemble des services de renseignement», accusés d’avoir mal anticipé la mobilisation.
À deux jours d’une nouvelle mobilisation, l’exécutif tente toujours de faire retomber la pression et les critiques après les scènes de chaos du 17 octobre, avec plusieurs nouvelles réunions au programme jeudi. Emmanuel Macron a appelé à «la fermeté» : la «main ne doit pas trembler au sommet de l’Etat», a-t-il déclaré mercredi depuis le Qatar.
Bonjour à tous
Bonjour à tous ! Soyez les bienvenus sur ce direct consacré aux violences du 17 octobre.
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